Sylvain Cousineau
 
 

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About Me

Sylvain Cousineau

The artist is known primarily for his whimsical assemblages and his often colourful and imaginative paintings, but black and white photography is also an ongoing and engaging aspect of his creative life. This exhibition includes recent works that are on public display for the first time, as well as early photographic images from the late 1960’s though the 1980’s, many produced during a fruitful period Cousineau spent in Ottawa when he taught photography at the University of Ottawa’s Visual Arts Department from 1975 to 1988.

Je suis né Jean, Joseph, Henri, Gaston, dit Sylvain P. Cousineau, le même jour qu’Adolf, la même année que la Chine communiste, dans le royaume du Saguenay-Lac St. Jean. Voilà un début romantique, pour un conte fantastique, qui n’existe pas. C’est du coq-à-l’âne que j’explique, par écrit, qui je suis.
Le crédit social s’en vient; on se souviendra qu’on l’attend toujours et que ce n’est pas pour demain. Réal Caouette est mort et Michel Chartrand est un de nos grands poètes.
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée. Jésus aussi, crie.
Il est midi et l’autre ici cherche à trouver une solution pour son tableau de tous les drapeaux du monde.
Moi, je fais des photos parce que ça m’occupe et puis parce que c’est beau. Du coq-à-l’âne en passant par un gorille, quelques crocodiles, un éléphant, les chiens, les chats, et cetera.
Je photographie des gens; des beaux et des moins beaux,
des importants, des fringants, des somnolents,
des peureux, des nerveux,
sculptés par le mouvement.
La douceur du geste, leste, qui en impose sur le temps.
Un mur de briques numérotées,
et puis,
“The World” gravé à même le mur de l’Hôtel Coulson à Sudbury.
Je photographie des vieux journaux; ceux qui relatent les événements importants d’avant et de maintenant.
J’aimerais dire que je photographie les axes du bien et du mal, mais, c’est pas vrai. Je photographie surtout en noir et blanc, hi, hi, hi!
Je cherche des mots, des titres, avec les lieux, avec les dates. Ensuite, je leur colle une image photographique; soi-disant.
Je cuisine des vieilles idées, des idées reçues, des idées trouvées.
Je les usine et les machine afin de les montrer.
“Il faut regarder longtemps pour qu’une chose devienne intéressante”, disait Flaubert.
Les beaux sentiments sont des bulles d’air.
Et moi je dis qu’un polyglotte qui n’a rien à dire est un mystère;
devrait se taire!

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